Publié le 22 Mai 2026

 

Le 21 mars de l'an 2026, alors que le soleil étincelle sur les plaines de l'Artois, un rassemblement se prépare au 24 rue Nationale à Beaumetz-lès-Loges. Une fête qui mêle des générations entre elles. Ce sont les 30 ans du Glorieux Clan Saint Martin.

Alors, dans ces lieux si chers aux scouts arrageois, nous nous réunissons. Les retrouvailles commencent : poignées de mains, présentations et saluts scouts, le sourire aux lèvres, nous attendons tous cet instant. Certains se retrouvent, mais beaucoup se découvrent. Nous savons que malgré les âges, ce que nous avons en commun dépasse l'air du temps. 

Alors pour commencer cette belle journée, quoi de mieux que de préparer un grand festin. Tous s’empressent de préparer le banquet. Les couteaux en main pour étaler les pâtés de sanglier, le bruit des bouchons dépressurisés et les plateaux remplis de gaufrettes au fromage prennent place dans cette véranda un peu trop serrée.

Pendant ce temps, d'autres commencent à allumer le feu dans ce barbecue, un peu trop noirci par le temps. Les groupes se forment d'abord par ancienneté, les discussions ressassent les vieux souvenirs de nos années enchantées. Les yeux ébahis et les oreilles tendues, chacun écoute les récits mille et une fois entendus. Accompagnant nos histoires, les plateaux de victuailles circulent de main en main lorsque les saucisses remplissent nos morceaux de pain. La simplicité de notre repas n'est pas sans rappeler celle des années qui nous ont précédés.

Bientôt, vient le moment de se remémorer quelques bons souvenirs du passé. Quelques-un préparent la salle pour installer cette machine à visionner le temps.
Dans l'obscurité, nous sommes trente à réchauffer une salle qui n'a jamais connu pareille foule. Notre regard essaie tant bien que mal de trouver la lucarne entre deux têtes qui permettrait de regarder l'écran trop petit devant nous. La musique épique accompagne les images mémorables de nos camps. Parfois, des frissons courent sur nos peaux, et les rires s'élèvent, complices.

En sortant de ce « home-cinéma » de fortune, les discussions reprennent et les anecdotes foisonnent. Une, en particulier, capte toutes les attentions : cette fameuse histoire dont nous ne savons jamais qui l'a vécue, ni où, ni quand. C'est un soir, en explo, une patrouille retranchée dans le vestiaire d'une salle de sport communale qui essaie de bloquer l'entrée au reste du village, venu chercher des histoires. Ça vous dit peut-être quelque chose ? Cette fois, nous avons pu avoir l'intégralité du récit, raconté par un des scouts et par un chef.

Peu avant de nous quitter, placés en arc de cercle, nous nous unissons en prière avec Cyril, qui prend son engagement de Compagnon Routier. Ce beau témoignage nous rappelle que nous n'avons jamais fini de progresser. 

Ce rassemblement en est un exemple : jeunes et adultes discutent ensemble et échangent sur ce qu'ils ont de plus en commun : leur vie scoute, leurs expériences, et comment, après avoir raccroché l'uniforme, ils ont continué à être scouts.

Puis, les mains se saluent une dernière fois pour se dire au revoir. Comme une fin de camp arrivée un peu trop vite. Cette journée d'anniversaire et de retrouvailles nous donne à tous l'envie de réorganiser ces fameux ‘repas des Anciens’. Tels des patrouillards qui se quittent en sachant qu'ils se retrouveront pour vivre de grandes aventures.

 

Vive le CSM, Vive la TCF, que notre idéal perdure dans la joie et dans l’épreuve. 

Théophane CHEMINEAU, Chef Assistant

 

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Rédigé par Théophane, Chef Assistant de la TCF

Publié le 16 Avril 2026

 

 « Le Scout est courtois et chevaleresque » nous rappelle le cinquième article de notre Loi Scoute. Est courtois ce qui ou celui qui exalte l’amour avec raffinement, est très poli... Est chevaleresque celui dont la conduite est digne d’un chevalier. Jusque là, rien de compliqué… En pratique, dans notre quotidien parfois trop pressé, trop impatient, trop égoïste, nous pouvons pourtant avoir tendance à faire fi de cette vertu pourtant cardinale chez les Scouts : l’esprit Chevaleresque.

Né en 1214 et Roi de France de 1226 à 1270, le pieux Louis IX est reconnu pour son sens de la  justice, ses réformes administratives et son engagement dans les guerres saintes (il mène la huitième et avant-dernière croisade où il meurt devant Tunis).
Canonisé en 1297, il devient Saint Louis, symbole du « Roi Très Chrétien » par excellence. 

 

Véritable modèle de Chevalerie Scoute, Saint Louis nous lègue cette prière que nous pouvons réciter intérieurement ou à voix haute :

« O DIEU, l’Être des êtres qui êtes mon DIEU, prosterné devant Votre divine Majesté, je Vous adore et je Vous aime. 
Daignez accepter l’offrande que je Vous fais de toutes mes pensées, de toutes mes paroles et de toutes mes actions.
Je me propose d’agir aujourd’hui et toujours pour Votre amour, pour Votre gloire, pour accomplir Votre sainte volonté, pour Vous servir, Vous louer et vous bénir, pour satisfaire à Votre justice, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, pour obtenir aux pécheurs la grâce d’une véritable conversion.
Je désire faire tout en union, aux intentions et aux dispositions qu’ont eues sur la terre tous les Saints du Ciel, l’auguste Vierge Marie et Jésus-Christ, mon Sauveur. 
Je voudrais pouvoir signer de mon sang la protestation que je Vous fais en ce jour et la réitérer à tous les moments jusqu’à mon dernier soupir.
Recevez, ô mon Dieu, l’hommage de mon cœur et de toutes ses affections et daignez m’accorder la grâce de ne commettre aucun péché mortel au cours de ma vie, surtout en ce jour pendant lequel je désire gagner toutes les indulgences dont je serai capable.
Je Vous prie de me faire participant des fruits de toutes les messes qu’on célèbrera et que toutes les bonnes œuvres qu’on fera servent à la conversion des pécheurs.

Tout dans l’amour de DIEU, Pour l’amour de DIEU, Par amour pour DIEU. »

 

L’on peut imaginer que cet extrait de l’Épître aux Éphésiens trouvait écho chez notre héros Chrétien : 

« Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Evangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu. »

 

 De ce passage de la Bible découle le concept de Miles Christi (soldat du Christ) : autrement dit celui qui combat pour Nostre Seigneur Jésus-Christ par la fidélité, la prière, la pureté, la vérité, le courage, et le don de soi. C’est un chevalier spirituel avant tout, luttant contre le mal, le péché, l’injustice et le mensonge.

Baudoin IV de Jérusalem, le roi lépreux,  Louis IX, le très chrétien, Jehanne d’Arc, la sainte pucelle, et Saint Georges, patron des Scouts, ils sont autant de figures chrétiennes chevaleresques. Je demande à Dieu la grâce de faire de nous ses Milites Christi. 

Saint Michel Archange, priez pour nous dans le combat !

 

 

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Rédigé par Hippolyte - Compagnon Routier

Publié le 21 Mai 2025

          En ce mois de mai 2025, ce sont 3 500 Chefs, Routiers, Cheftaines et Guides Aînées qui se sont rassemblés dans un même esprit de joie et d’aventure, en Aquitaine, au château de Castelnau, afin de vivre les Journées Nationales SUF.

C’est tout le patrimoine aquitain qui nous a été transmis : par l’accueil du très célèbre Cyrano, par la présence de la Reine Aliénor, mais aussi à travers des figures telles que Maxime Lucu, Saint Vincent de Paul, Henri IV et bien d’autres personnages qui ont su marquer les esprits, et pour certains, l’Histoire.

Mais ce qui constitue le fondement de la vie scoute, c’est l’Aventure. Et cette aventure nous fut transmise par un couple qui a su témoigner de sa vie : quittant tout pour aller aider les plus démunis, notamment à Madagascar, ils ont fait le choix de renoncer à tout confort, côtoyant cafards, mygales, insécurité et choc culturel. Leur objectif : vivre l’aventure, la transmettre à leurs enfants et se contenter de la simplicité des moyens, eux qui jouissaient pourtant d’un certain confort en France.

Le week-end fut rythmé, le premier jour, par un immense grand jeu sur les plaines du château, sans oublier l’heure Route, la veillée et une magnifique adoration, suivie des engagements de progression. Le second jour, plusieurs topos furent proposés : techniques, spirituels ou professionnels, avant de conclure par une splendide messe en plein air, présidée par Mgr Bozo, évêque de Limoges.

Arras fut brillamment représenté et remarqué ! Un immense drapeau artésien, confectionné par notre CG, flottait si haut que les autres groupes ont pu contempler la grandeur du groupe Saint Vaast, tant lors des rassemblements que du Grand Jeu. Les Routiers se sont tellement distingués durant ces JN qu’ils ont même planté leur tente au sommet d’une fourmilière…

Ce fut également l’occasion de retrouver deux anciens scouts du groupe : Jean-Baptiste Restout et Éloi Bultot.

 

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Rédigé par Aurochs D. - Routier

Publié le 22 Janvier 2024

Au lendemain de Noël 2023, nous sommes partis en route pour l'abbaye Saint Paul de Wisques. Au programme : deux centaines de kilomètres aller-retour à bicyclette afin de rejoindre le lieu de vie des moines bénédictins, de partager en leur compagnie la vie monastique entre offices et services.
Le premier jour fut dédié au trajet aller, à l'approvisionnement en victuailles ainsi qu'à l'installation au sein du parc de l'abbaye. L'arrivée se fit en début de soirée, après une crevaison et diverses embûches. Juste le temps de s'installer que les complies sonnaient. L'office en latin nous permit alors de nous plonger directement dans le bain de la vie monastique.
Le lendemain après le petit déjeuner, la messe en latin nous attendait. Le soleil transperçait par ailleurs les vitraux de l'église, ce qui rendait la célébration encore plus belle. Par la suite nous avons allumé le feu pour nous réchauffer et cuisiner. Peu après le repas, nous eûmes la visite du père hôtelier de l'abbaye. Il nous expliqua ainsi son parcours et sa formation de moine au sein de l'abbaye de Fongombault. Après ce témoignage inspirant, nous sommes allés aux complies puis nous avons dîné. La première journée au sein de l'abbaye était déjà passée ! 
Le jour suivant se déroula de la même manière avec les différents offices ponctués d'activités telles que la course à pied, le service où nous avons déblayé le chemin du parc et le déjeuner en compagnie des moines de l'abbaye et des différents convives. La journée se termina ainsi sur un repas de raviolis. Nous avons alors préparé nos vélos en vue du retour prévu dès le lendemain matin.
Au petit matin, la pluie battante nous attendait pour 80 km à pédaler. Malgré un démarrage quelque peu chaotique dû à la chaussée humide dans l'agglomération de Saint Omer, nous avons pu rejoindre notre chemin de halage favori. Nous avons ainsi pris le temps de déjeuner et de prendre un cliché au dessus du canal. Puis nous avons terminé notre périple à Arras, tous bien arrivés avec dans nos esprits de bons souvenirs.
 
 
Route d'Hivers 2023Route d'Hivers 2023

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Rédigé par Benoît - Routier

Publié le 7 Novembre 2023

Emboiter le PAS. C’est ce qu’a fait le clan Saint-Martin cet été sur les routes italiennes pour une quinzaine de jours riche en découverte !

Première étape de notre route : Norcia (Nursie en VF). Cette petite ville est célèbre pour avoir vu naître Saint Benoit de Nursie, fondateur de l’ordre des bénédictins en 529 après Jésus-Christ. Nous avons séjourné et avons rendu service au sein de la communauté de moines bénédictins installée sur place. Une communauté pour le moins… belle et courageuse. En effet, le fondateur de ce monastère frère Cassien, est un Texan (USA). La moitié des membres de la communauté était américaine, les autres frères étaient Irlandais, Slovaque, et même en provenance des pays d’Asie.

Nous y avons été accueillis durant 4 nuits et avons aidé les frères à l’installation d’un grillage pour parquer les chèvres dans le jardin du monastère. Ce fut un bel effort compte tenu du dénivelé du terrain : de sacrées pentes que les chèvres elles, n’avaient pas de mal à monter. Également, nous avons pu déménager pas mal d’affaire destinées à être installées dans leur nouveau bâtiment alors en construction. Un beau cloître à deux étages est en train de voir le jour.
Les frères de la communauté nous ont très bien accueillis et nous ont offert un bon repas à l’image de la consigne donnée par Saint Benoit : tous les hôtes survenant au monastère doivent être reçus comme le Christ, car lui-même dira un jour : « J'étais sans toit et vous m'avez reçu ».
Cette première étape fut très joyeuse pour nous comme pour les frères : nous étions les premiers scouts que la communauté recevait pour quelques jours et ils nous le rendaient bien !
 
La veille de notre départ pour la deuxième étape de notre périple, Anthony nous a rejoint. Le jour de notre départ, le 11 juillet, était la fête de saint Benoit de Nursie ! Nous nous trouvions au meilleur endroit pour fêter saint Benoit. Après la messe et la procession en l’honneur du saint dont les reliques ont été portées par les routiers ; nous avons emboîté le PAS pour rejoindre Assise.

« SAC AU DOS » dirait certain ! En compagnie de notre nourriture et de notre eau, nous sommes partis pour 6 jours de marche pour le moins… sportifs. Comme quoi : monter, c’est dur, mais c’est beau !

Nous avons marché dans les monts Sibillini en direction du nord durant 3 jours. Dès les premiers kilomètres, nous avons compris que le dénivelé positif allait entraîner notre cardio comme jamais nous ne l’avions entraîné à la marche (du moins pour certain).
Mené par la providence, notre petit groupe a toujours pu trouver des fontaines à eau et des magasins dans les petits villages que nous traversions. Il faut dire que nous ne sommes jamais seuls lorsque Dieu marche avec nous ! De magnifiques paysages s’offraient à nous au fur et à mesure de notre avancée : tantôt à marcher vers les sommets en croisant un troupeau de moutons et son berger ou encore un troupeau de chevaux sauvages; tantôt à traverser des forêts, mais aussi à descendre de sacrés dénivelés d’un coup pour atteindre un lac. Ce lac est celui de Fiastra entouré de montagnes, il signait la fin de notre première étape de marche.
Un bon bain, un excellent repas et un magnifique lever de soleil face au lac plus tard, nous avons pu repartir pour 3 nouveaux jours de marche plein Est.
Assise en vue au bout du troisième jour après une marche plus qu'efficace de bon matin et à un bon rythme pour assister à la messe dominicale aux abords d'Assise. « Il ne savait pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » À l’issue de la messe, nous avons gagné l’accueil San Masseo de la communauté de Bose située en contrebas de la cité d'Assise. Nous y avons campé pour nos 3 dernières nuits au milieu des oliviers.
Les frères de la communauté nous ont très bien accueillis et nous ont fait découvrir certains de leurs produits maison ! Les mâtinés étaient consacrées aux services auprès de la communauté : ramassage de bois, cueillette de lavande et dépierrage. Les après-midi étaient évidemment consacrées à la visite du sanctuaire d'Assise !
Quelle joie de visiter les lieux où vivaient Saint-François et Sainte Claire d'Assise ! Les deux basiliques au nom des deux saints sont absolument magnifiques et imprégnées de leur sainteté. La basilique Sainte-Claire d'Assise abrite la croix de San-Damiano qui a parlé à Saint-François : «François, va et répare mon Église qui, tu le vois, tombe en ruine ! » ; auprès de laquelle nous avons pu prier.
Nous avons eu la grâce de rendre visite à un jeune homme proche de nos âges et bel exemple de vie sainte : bienheureux Carlo Acutis ! Le corps du bienheureux est intact et est exposé aux fidèles. Carlo semble dormir paisiblement en attendant l’avènement de Jésus.

 

 

 

 

Dans la continuité de notre pèlerinage du sanctuaire d'Assise, nous avons visité plusieurs autres lieux comme le monastère de San-Damiano lieu où Saint-François a reconstruit la chapelle qui tombait en ruine. Ce lieu a été le premier monastère des sœurs conduites par Sainte Claire. Mais aussi la basilique Sainte-Marie des Anges qui abrite la chapelle ou Saint-François fonda l’ordre des frères mineurs (la Portioncule) où chacun peut recevoir l’indulgence plénière. Enfin, nous avons visité un ermitage perché dans la montagne au milieu de la forêt où Saint-François aimait se retirer avec quelques frères. Ce lieu est particulièrement paisible.

 

Que de belles rencontres avons-nous faites et que de paysages magnifiques avons-nous traversé durant cette route !
Ce fut une grande joie de vivre cette route d’été sur les pas de grands Saints de toute époque, le Seigneur appelle réellement chacun de nous à la sainteté peu importe notre état de vie ! Alors marchons au côté de ces grands Saints vers Dieu !
 

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Rédigé par Damien Regost - Routier Scout

Publié le 22 Décembre 2021

C’est au cours d'un des derniers soirs du mois d'octobre que 5 routiers d’Arras s’apprêtent à vivre un weekend mouvementé, les 5 anciens de la TCF se retrouvent place du Maréchal Leclercq vers 23h30. Ils sont rejoints peu à peu par une centaine d’autres routiers dans un but commun : participer au RNR (Rassemblement National Routier) qui à lieu cette année à Chartres.

Après une courte nuit passée dans le bus, ils sont arrivés à Maintenon, un village à une vingtaine de kilomètres de Chartres où ils y retrouvèrent 2 autres figures du scoutisme Arrageois en les personnes de Jean et Damien. Le weekend a réellement commencé quand nous avons eu le premier grand rasso avec plus de 850 routiers.

Nous avons alors vite compris le rythme des 3 journées qu’on allait vivre. Après un temps de marche, nous avons assisté à la Sainte Messe, embellie par une chorale formée spécialement pour l’occasion. Après un pique-nique rassasiant, des topos ont été proposé par l’équipe Galaxie (des anciens chefs expérimentés qui aident le national) dans le but de nous apprendre comment vivre notre route, de nous expliquer le but de la progression routier.

Comme vous pouvez le remarquer, le rythme change beaucoup de celui des scouts, où la vie s’effectue en patrouille, dont le but est de se former techniquement, de se transformer physiquement, d’apprendre à se débrouiller seul. La route est une expérience personnelle qui nous apprend à nous construire intérieurement, afin de transformer l’adolescent qu’on est en véritable adulte.

Un Bénédictin de l’abbaye Saint Wandrille a ensuite prêché sur la vocation en abordant dans un premier temps comment était venue la sienne puis en expliquant dans un second temps que Dieu nous en réserve une à chacun d’entre nous qu’elle soit professionnelle et/ou familiale ou encore religieuse. Puisque la route se vie parallèlement à la terminale et aux études supérieurs : des années essentielles sur lesquels notre vie future va se construire, elle nous pousse à réfléchir dessus.

L’après midi a été surtout marquée par notre première ‘’Heure Route’’ qui est pour chaque routier une heure de méditation sur un texte Saint et l'occasion d'avoir une réflexion sur soi-même. C’est là la base de la route, ce moment est essentiel, elle permet de fortifier notre conscience et ainsi de mûrir.

Nous avons enfin terminé la journée par une veillée incroyable avec une ambiance de feu. La nuit fut fort appréciée après cette longue journée.

Le dimanche a eu la même tournure que le samedi mais nous avons commencé la journée par la messe. Une journée de marche, marquée principalement par un peu de pluie, par ce fameux chant : « la France n’a plus qu’vingt-neuf païens, elle en avait trente, la moitié de soixante le tiers de nonante… » par le beau témoignage d’un ancien routier qui a parcouru en moto un long périple qui l’a mener de la , suivie France jusqu’en Thaïlande, mais surtout de l’arrivée à Chartres où nous avons invité les passant du centre-ville à assister à la messe de la Toussaint et où nous avons eu une magnifique soirée de louange dans la mythique cathédrale. La journée c’est fini en beauté par un rasso en l’honneur du départ de 2 routiers.

A 6h00, nous fumes sortis des tentes par l'équipe national routier pour partir à la cathédrale pour vivre la messe de la Toussaint. Cette fois ci, routier et guide ainée étaient présent, cette messe mythique fut précédée par une dernière marche jusque Champhol le lieu de camps des guides ainées, nous fûmes accueillis par le témoignage de Loïc Luisetto, un des responsables de l’association Lazare, il nous a fait part de son expérience auprès des handicapés, des plus démunis dans les favelas du Brésil puis en France… Une splendide leçon de vie.

La matinée et… le week-end se sont terminés par un grand rasso final avec 1800 routiers et guides ainées, avec l’investiture de nouveaux responsables nationaux et un dernier pique-nique avant de se séparer sous une pluie battante. Finalement, ces fameuses RNR à Chartres ont véritablement lancé le clan dans cette année qui s’annonce folle en aventures.
 

Le dimanche a eu la même tournure que le samedi mais nous avons commencé la journée par la messe. Une journée de marche, marquée principalement par un peu de pluie, par ce fameux chant : « la France n’a plus qu’vingt-neuf païens, elle en avait trente, la moitié de soixante le tiers de nonante… » par le beau témoignage d’un ancien routier qui a parcouru en moto un long périple qui l’a mener de la , suivie France jusqu’en Thaïlande, mais surtout de l’arrivée à Chartres où nous avons invité les passant du centre-ville à assister à la messe de la Toussaint et où nous avons eu une magnifique soirée de louange dans la mythique cathédrale. La journée c’est fini en beauté par un rasso en l’honneur du départ de 2 routiers.

A 6h00, nous fumes sortis des tentes par l'équipe national routier pour partir à la cathédrale pour vivre la messe de la Toussaint. Cette fois ci, routier et guide ainée étaient présent, cette messe mythique fut précédée par une dernière marche jusque Champhol le lieu de camps des guides ainées, nous fûmes accueillis par le témoignage de Loïc Luisetto, un des responsables de l’association Lazare, il nous a fait part de son expérience auprès des handicapés, des plus démunis dans les favelas du Brésil puis en France… Une splendide leçon de vie.

La matinée et… le week-end se sont terminés par un grand rasso final avec 1800 routiers et guides ainées, avec l’investiture de nouveaux responsables nationaux et un dernier pique-nique avant de se séparer sous une pluie battante. Finalement, ces fameuses RNR à Chartres ont véritablement lancé le clan dans cette année qui s’annonce folle en aventures.

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Publié le 22 Janvier 2017

Les 11, 12 et 13 novembre 2016, le Clan St Martin est parti en marche dans la campagne de Bourgogne à l'occasion du rassemblement national des routiers. C'est en bus que nous sommes partis de Lille vers 4h30 du matin. Nous arrivons  vers 10h dans une petite bourgade des environs de Vézelay.

Après quelques bivouacs, plusieurs heures de marche, d'heures route et de messes dans des petites églises de cette campagne profonde et vallonnée, nous arrivons enfin le samedi 12 au soir au pied de la colline de Vézelay. C'est en chantant que nous nous mettons en marche vers la basilique aux côtés de plus de 600 routiers venus de la France entière! Ce lieu chargé d'Histoire nous accueille pour une veillée de prière et d'adoration dont nous nous souviendrons. Celle-ci est suivie de quatre départs routiers aux flambeaux sur l'esplanade, avec d'un côté les murs imposants de la basilique et de l'autre un panorama imprenable sur la campagne gelée de Bourgogne.

Le lendemain, c'est après la messe de clôture et un dernier rassemblement que nous reprenons la route vers le nord... Le Clan se souviendra particulièrement du service rendu à des habitants pour ranger un tas de bois en une petite dizaine de minutes à trente routiers.

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Rédigé par Gerfaut A. - Compagnon Routier (CC)

Publié le 11 Novembre 2013

Chers scouts,

Comme vous le savez tous, nous sommes le 11 novembre : fête de l’armistice de la première guerre mondiale, fête de tous ceux qui sont morts pour la France il y a un peu moins d’un siècle. C’est aussi la Saint Martin, Saint Patron du clan. Le clan routier est constitué des anciens de la troupe ainsi que de nouveaux scouts, de votre maîtrise actuelle et de l’aumônier.

Martin est né à Sabaria (Hongrie actuelle) en 316 de parents païens. Son père, de simple soldat, est devenu tribun, c'est-à-dire général. A l'âge de 10 ans, Martin entre dans une église, s'intéresse à la foi. Il songe même à aller vivre au désert. Le général, son père, ne l'entend pas de cette oreille et met en application un édit sur l'enrôlement des fils de vétérans. Il fait arrêter son fils par la gendarmerie qui le conduit à l'armée. Martin fait donc son service dans la cavalerie, puis passe à la garde de l'empereur. Il ne dépassera pas le grade de sous-officier.

Simple catéchumène, il se comporte déjà avec humilité, servant lui-même son serviteur. En garnison à Amiens par un hiver de grand gel, il rencontre, à la porte de la ville, un pauvre mourant de froid. N'ayant plus d'argent à lui donner, “ saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture, il partagea son manteau en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste. Quelques-uns des assistants se mettent à rire, car on le trouvait ridicule avec son habit mutilé. ” La nuit, Jésus apparaît à Martin revêtu du demi manteau et dit aux anges qui l'entourent : “ Martin, encore catéchumène, m'a donné son manteau ! ”

Quelques années après l'épisode d'Amiens, Martin obtient de quitter l'armée (il y servait depuis 25 ans), il vient à Poitiers. Martin s'installe comme ermite à Ligugé, à quelques kilomètres de Poitiers. Il reçoit le ministère d'exorciste (prétre à qui un évêque a confié la charge spécifique de chasser des démons). Il va ensuite retrouver ses parents et sa mère se convertit. Autour de lui, à Ligugé, Martin voit se rassembler de nombreux disciples qui forment une communauté à la fois de prière monacale et d'évangélisation. Avec eux Martin visite les pauvres et les malades. Homme de prière, il exerce la compassion et guérit les malades, tantôt par de simples remèdes, tantôt par l'huile des malades, et, parfois, par des guérisons extra ordinaires. Sa renommée va le faire élire Évêque de Tours en 381, contre les usages de l'époque : il n'était pas du diocèse, il n'était pas un dignitaire gallo-romain. C'est la première fois qu'un sous-officier romain, et en plus un moine ermite devient Évêque en Gaule !

Saint Martin a fondé une "communauté nouvelle" centrée sur la prière mais aussi tournée vers la compassion et l'évangélisation. Les villages et les campagnes sont évangélisés par ses missionnaires. Quand les conversions se produisent, on fonde sur place une église ou un ermitage et on laisse une petite "succursale" de la communauté nouvelle constituée de moines et de convertis. Avec le temps, elle se transformera en “ paroisse ”.

Le premier livre consacré à l’histoire de saint Martin a été écrit de son vivant, comme pour Mère Térésa ou Jean Paul II. Quand il meurt en 397, Martin, Évêque de Tours, est déjà le saint de la Gaule Romaine. Le catholicisme est alors protégé par les empereurs depuis 80 ans.

  

Saint Martin de Tours, figure du partage et de la miséricorde

Prière du pèlerin à Saint Martin de Tours :
Bienheureux Martin, nous venons à toi,
Soldat de Dieu, apôtre du Christ,
Témoin de son Évangile et pasteur de son Église.
Nous te prions :
Tu étais présent à Dieu dans le grand silence des nuits solitaires,
Donne-nous de lui rester fidèles dans la foi et la prière.
Catéchumène, tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau,
Aide-nous à partager avec nos frères.
À travers champs et bois, tu as défié le démon et détruit ses idoles,
Prends-nous en ta garde et protège-nous du Mal.
Au soir de ta vie, tu n'as point refusé le poids des jours et des travaux,
Fais que nous soyons dociles à la Volonté du Père.
Au Ciel de gloire, tu jouis de ton repos dans la Maison de Dieu,
Mets en nos coeurs le désir de te rejoindre.
Et de connaître près de toi,
la Joie de l'Éternité Bienheureuse.

Amen

Pour le clan St Martin

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Rédigé par Okapi I. - Compagnon Routier